Loi sur les langues officielles (L.R.C. (1985), ch. 31 (4e suppl.))

Loi à jour 2016-09-18; dernière modification 2015-06-23 Versions antérieures

Note marginale :Coordination

 Le ministre du Patrimoine canadien, en consultation avec les autres ministres fédéraux, suscite et encourage la coordination de la mise en oeuvre par les institutions fédérales de cet engagement.

  • L.R. (1985), ch. 31 (4e suppl.), art. 42;
  • 1995, ch. 11, art. 27.
Note marginale :Mise en oeuvre
  •  (1) Le ministre du Patrimoine canadien prend les mesures qu’il estime indiquées pour favoriser la progression vers l’égalité de statut et d’usage du français et de l’anglais dans la société canadienne et, notamment, toute mesure :

    • a) de nature à favoriser l’épanouissement des minorités francophones et anglophones du Canada et à appuyer leur développement;

    • b) pour encourager et appuyer l’apprentissage du français et de l’anglais;

    • c) pour encourager le public à mieux accepter et apprécier le français et l’anglais;

    • d) pour encourager et aider les gouvernements provinciaux à favoriser le développement des minorités francophones et anglophones, et notamment à leur offrir des services provinciaux et municipaux en français et en anglais et à leur permettre de recevoir leur instruction dans leur propre langue;

    • e) pour encourager et aider ces gouvernements à donner à tous la possibilité d’apprendre le français et l’anglais;

    • f) pour encourager les entreprises, les organisations patronales et syndicales, les organismes bénévoles et autres à fournir leurs services en français et en anglais et à favoriser la reconnaissance et l’usage de ces deux langues, et pour collaborer avec eux à ces fins;

    • g) pour encourager et aider les organisations, associations ou autres organismes à refléter et promouvoir, au Canada et à l’étranger, le caractère bilingue du Canada;

    • h) sous réserve de l’aval du gouverneur en conseil, pour conclure avec des gouvernements étrangers des accords ou arrangements reconnaissant et renforçant l’identité bilingue du Canada.

  • Note marginale :Consultation

    (2) Il prend les mesures qu’il juge aptes à assurer la consultation publique sur l’élaboration des principes d’application et la révision des programmes favorisant la progression vers l’égalité de statut et d’usage du français et de l’anglais dans la société canadienne.

  • L.R. (1985), ch. 31 (4e suppl.), art. 43;
  • 1995, ch. 11, art. 28.
Note marginale :Rapport annuel

 Dans les meilleurs délais après la fin de chaque exercice, le ministre du Patrimoine canadien dépose un rapport annuel au Parlement sur les questions relevant de sa mission en matière de langues officielles.

  • L.R. (1985), ch. 31 (4e suppl.), art. 44;
  • 1995, ch. 11, art. 29.
Note marginale :Consultations et négociations avec les provinces

 Tout ministre fédéral désigné par le gouverneur en conseil peut procéder à des consultations et négociations d’accords avec les gouvernements provinciaux en vue d’assurer le plus possible, sous réserve de la partie IV et compte tenu des besoins des usagers, la coordination des services fédéraux, provinciaux, municipaux, ainsi que ceux liés à l’instruction, dans les deux langues officielles.

PARTIE VIIIAttributions et obligations du Conseil du Trésor en matière de langues officielles

Note marginale :Mission du Conseil du Trésor
  •  (1) Le Conseil du Trésor est chargé de l’élaboration et de la coordination générales des principes et programmes fédéraux d’application des parties IV, V et VI dans les institutions fédérales, à l’exception du Sénat, de la Chambre des communes, de la bibliothèque du Parlement, du bureau du conseiller sénatorial en éthique, du bureau du commissaire aux conflits d’intérêts et à l’éthique et du Service de protection parlementaire.

  • Note marginale :Attributions

    (2) Le Conseil du Trésor peut, dans le cadre de cette mission :

    • a) établir des principes d’application des parties IV, V et VI ou en recommander au gouverneur en conseil;

    • b) recommander au gouverneur en conseil des mesures réglementaires d’application des parties IV, V et VI;

    • c) donner des instructions pour l’application des parties IV, V et VI;

    • d) surveiller et vérifier l’observation par les institutions fédérales des principes, instructions et règlements — émanant tant de lui-même que du gouverneur en conseil — en matière de langues officielles;

    • e) évaluer l’efficacité des principes et programmes des institutions fédérales en matière de langues officielles;

    • f) informer le public et le personnel des institutions fédérales sur les principes et programmes d’application des parties IV, V et VI;

    • g) déléguer telle de ses attributions aux administrateurs généraux ou autres responsables administratifs d’autres institutions fédérales.

  • L.R. (1985), ch. 31 (4e suppl.), art. 46;
  • 2004, ch. 7, art. 29;
  • 2006, ch. 9, art. 24;
  • 2015, ch. 36, art. 148.
Note marginale :Rapport envoyé au commissaire

 Le dirigeant principal des ressources humaines nommé en vertu du paragraphe 6(2.1) de la Loi sur la gestion des finances publiques fait parvenir au commissaire tous rapports établis au titre de l’alinéa 46(2)d).

  • L.R. (1985), ch. 31 (4e suppl.), art. 47;
  • 2005, ch. 15, art. 3;
  • 2010, ch. 12, art. 1676.
Note marginale :Rapport au Parlement

 Dans les meilleurs délais après la fin de chaque exercice, le président du Conseil du Trésor dépose devant le Parlement un rapport sur l’exécution des programmes en matière de langues officielles au sein des institutions fédérales visées par sa mission.

PARTIE IXCommissaire aux langues officielles

Commissariat

Note marginale :Nomination
  •  (1) Le gouverneur en conseil nomme le commissaire aux langues officielles du Canada par commission sous le grand sceau, après consultation du chef de chacun des partis reconnus au Sénat et à la Chambre des communes et approbation par résolution du Sénat et de la Chambre des communes.

  • Note marginale :Durée du mandat et révocation

    (2) Le commissaire est nommé à titre inamovible pour un mandat de sept ans, sauf révocation motivée par le gouverneur en conseil sur adresse du Sénat et de la Chambre des communes.

  • Note marginale :Renouvellement du mandat

    (3) Le mandat du commissaire est renouvelable pour des périodes d’au plus sept ans chacune.

  • Note marginale :Intérim

    (4) En cas d’absence ou d’empêchement du commissaire ou de vacance de son poste, le gouverneur en conseil peut confier l’intérim à toute personne compétente pour un mandat maximal de six mois et fixer la rémunération et les indemnités auxquelles cette personne aura droit.

  • 1985, ch. 31 (4e suppl.), art. 49;
  • 2006, ch. 9, art. 111.
Note marginale :Rang et non-cumul de fonctions
  •  (1) Le commissaire a rang et pouvoirs d’administrateur général de ministère; il se consacre à sa charge à l’exclusion de tout autre poste au service de Sa Majesté ou de tout autre emploi.

  • Note marginale :Traitement et indemnités

    (2) Le commissaire reçoit le traitement d'un juge de la Cour fédérale autre que le juge en chef. Il a droit aux frais de déplacement et de séjour entraînés par l'accomplissement de ses fonctions hors du lieu de sa résidence habituelle.

  • L.R. (1985), ch. 31 (4e suppl.), art. 50;
  • 2002, ch. 8, art. 157.
Note marginale :Personnel

 Le personnel nécessaire au bon fonctionnement du commissariat est nommé conformément à la loi.

Note marginale :Concours d’experts

 Le commissaire peut engager temporairement des experts compétents dans les domaines relevant de son champ d’activité et, avec l’approbation du Conseil du Trésor, fixer et payer leur rémunération et leurs frais.

Note marginale :Assimilation à fonctionnaire

 Le commissaire et le personnel régulier du commissariat sont réputés appartenir à la fonction publique pour l’application de la Loi sur la pension de la fonction publique.

  • L.R. (1985), ch. 31 (4e suppl.), art. 53;
  • 2003, ch. 22, art. 225(A).
 
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