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Loi du traité des eaux limitrophes internationales (L.R.C. (1985), ch. I-17)

Loi à jour 2020-06-17; dernière modification 2014-07-01 Versions antérieures

Loi du traité des eaux limitrophes internationales

L.R.C. (1985), ch. I-17

Loi concernant la création de la Commission mixte internationale en application du traité des eaux limitrophes du 11 janvier 1909

Note marginale :Titre abrégé

 Titre abrégé : « Loi du traité des eaux limitrophes internationales ».

  • S.R., ch. I-20, art. 1

Note marginale :Confirmation

 Sont confirmés et sanctionnés le traité relatif aux eaux limitrophes et aux questions survenant le long de la frontière entre le Canada et les États-Unis, conclu entre Sa Majesté le Roi Édouard VII et les États-Unis et signé à Washington le 11 janvier 1909, ainsi que le protocole du 5 mai 1910, figurant tous deux à l’annexe 1.

  • L.R. (1985), ch. I-17, art. 2
  • 2013, ch. 12, art. 2

Note marginale :Lois fédérales et provinciales

 Les lois fédérales et provinciales sont modifiées de manière à d’une part, permettre, autoriser et sanctionner l’exécution des obligations contractées par Sa Majesté aux termes du traité, et, d’autre part, sanctionner et établir les différents droits, devoirs et incapacités imposés par le traité au Canada sur son territoire.

  • S.R., ch. I-20, art. 3

Note marginale :Altération des eaux internationales

  •  (1) Toute altération, notamment par détournement, des voies navigables du Canada, dont le cours naturel coupe la frontière entre le Canada et les États-Unis ou se jette dans des eaux limitrophes, au sens du traité, qui cause un préjudice du côté de la frontière des États-Unis, confère les mêmes droits et accorde les mêmes recours judiciaires aux parties lésées que si le préjudice avait été causé dans la partie du Canada où est survenue l’altération.

  • Note marginale :Exception

    (2) Les cas survenus jusqu’au 11 janvier 1909 inclusivement et ceux qui sont expressément régis par la convention spéciale intervenue entre Sa Majesté et le gouvernement des États-Unis sont soustraits à l’application du paragraphe (1).

  • S.R., ch. I-20, art. 4

Note marginale :Compétence de la Cour fédérale

 La Cour fédérale peut être saisie par toute personne lésée ou se constituant en demandeur sous le régime de la présente loi, dans tous les cas visant la mise à exécution ou la détermination de quelque droit ou obligation découlant de la présente loi ou contesté sous son régime.

  • S.R., ch. I-20, art. 5
  • S.R., ch. 10(2e suppl.), art. 64

Note marginale :Assignation de témoins

 La Commission mixte internationale, une fois constituée conformément au traité, peut, à l’occasion de séances conjointes au Canada, recueillir des témoignages sous serment et, sur demande en ce sens à un juge d’une cour supérieure de la province où se tient l’une de ces séances, exiger la comparution de témoins. Le juge peut et doit rendre les ordonnances et prendre tous les moyens d’exécution qui s’imposent.

  • S.R., ch. I-20, art. 6

Note marginale :Traitements des commissaires canadiens

 Les membres de la section canadienne de la Commission touchent le traitement que fixe le gouverneur en conseil.

  • S.R., ch. I-20, art. 7
  • 1976-77, ch. 28, art. 19

Note marginale :Personnel

 Le personnel — y compris le secrétaire de la section canadienne de la Commission — nécessaire à l’application de la présente loi peut être employé sous le régime de la Loi sur l’emploi dans la fonction publique.

  • S.R., ch. I-20, art. 7

Note marginale :Mise en oeuvre de la loi

 La présente loi relève du ministre des Affaires étrangères.

  • L.R. (1985), ch. I-17, art. 9
  • 1995, ch. 5, art. 25

Licences et prohibitions

Définitions

Note marginale :Définitions

 Les définitions qui suivent s’appliquent aux articles 11 à 42.

analyste

analyste Personne désignée en vertu de l’article 20.1 pour aider l’inspecteur à vérifier le respect de la présente loi. (analyst)

captage massif

captage massif Le captage d’eaux limitrophes ou d’eaux transfrontalières et leur transfert — qu’elles aient été traitées ou non — à l’extérieur de la partie canadienne de leur bassin hydrographique, mentionné à l’annexe 2, par l’un ou l’autre des moyens suivants :

  • a) la dérivation, notamment grâce à un pipeline, canal, tunnel, aqueduc ou chenal;

  • b) tout autre moyen permettant le transfert, à l’extérieur d’un bassin hydrographique, de plus de 50 000 litres d’eau par jour.

Est exclu de la présente définition le transfert, à l’extérieur d’un bassin hydrographique, d’un produit manufacturé qui contient de l’eau, notamment l’eau et toute autre boisson mises dans des bouteilles ou d’autres contenants. (bulk removal)

eaux limitrophes

eaux limitrophes S’entend au sens du traité. (boundary waters)

eaux transfrontalières

eaux transfrontalières Les eaux qui, dans leur cours naturel, traversent la frontière entre le Canada et les États-Unis, notamment celles qui sont mentionnées à l’annexe 3. (transboundary waters)

inspecteur

inspecteur Personne désignée en vertu de l’article 20.1 pour vérifier le respect de la présente loi. (inspector)

licence

licence Licence délivrée en vertu de l’article 16. (licence)

ministre

ministre Le ministre des Affaires étrangères. (Minister)

projet non commercial

projet non commercial Projet comportant un captage massif et dans le cadre duquel personne n’a à payer les eaux captées. (non-commercial project)

  • 2001, ch. 40, art. 1
  • 2013, ch. 12, art. 3

Licences

Note marginale :Eaux limitrophes

  •  (1) Nul ne peut, sauf en conformité avec une licence, utiliser, obstruer ou dériver, de façon temporaire ou permanente, des eaux limitrophes d’une manière qui modifie ou est susceptible de modifier, de quelque façon que ce soit, le débit ou le niveau naturels de ces eaux de l’autre côté de la frontière internationale.

  • Note marginale :Exceptions

    (2) Le paragraphe (1) ne s’applique pas lorsque les eaux sont utilisées normalement à des fins domestiques ou sanitaires ni dans les cas d’exception prévus par règlement.

  • 2001, ch. 40, art. 1

Note marginale :Autres cas

  •  (1) Nul ne peut, sauf en conformité avec une licence, établir ou maintenir de façon temporaire ou permanente, dans des eaux qui sortent des eaux limitrophes ou dans des eaux en aval de la frontière internationale des rivières transfrontalières, des ouvrages de protection ou de réfection, ou des barrages — ou autres obstacles faisant obstruction — de nature à exhausser, de quelque façon que ce soit, le niveau naturel des eaux de l’autre côté de la frontière.

  • Note marginale :Exceptions

    (2) Le paragraphe (1) ne s’applique pas dans les cas d’exception prévus par règlement.

  • 2001, ch. 40, art. 1

Prohibition

Note marginale :Objet

  •  (0.1) Le présent article a pour objet la prévention des risques de dommages environnementaux qui découlent du captage massif.

  • Note marginale :Prohibition : captage d’eaux limitrophes

    (1) Malgré l’article 11, le captage massif d’eaux limitrophes est interdit.

  • Note marginale :Prohibition : captage d’eaux transfrontalières

    (2) Malgré l’article 12, le captage massif d’eaux transfrontalières est interdit.

  • Note marginale :Présomption

    (3) Pour l’application des paragraphes (1) et (2) et du traité, le captage massif est réputé, étant donné l’effet cumulatif de ce type d’activité sur les eaux limitrophes ou sur les eaux transfrontalières coulant vers les États-Unis, modifier le niveau ou le débit naturels de ces eaux de l’autre côté de la frontière internationale.

  • Note marginale :Exceptions

    (4) Les paragraphes (1) et (2) ne s’appliquent pas aux eaux limitrophes ou transfrontalières qui sont utilisées, selon le cas :

    • a) à bord d’un véhicule — notamment un navire, aéronef ou train :

      • (i) comme lest,

      • (ii) pour son fonctionnement,

      • (iii) pour ses occupants ou les animaux et les marchandises à son bord;

    • b) de façon temporaire pour la lutte contre les incendies ou à des fins humanitaires, dans le cadre d’un projet non commercial.

  • 2001, ch. 40, art. 1
  • 2013, ch. 12, art. 4
 
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